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Groupe de travail n°1 :Formation mathématique des enseignants : contenus et pratiques
Coordonnateurs :
Christophe Hache, France;
Jérôme Proulx, Canada ;
Mohamed Sagayar Moussa, Niger
Correspondant du comité scientifique : Bernard Hodgson, Canada
Appel à contributions
La formation des enseignants (initiale et continue) a occupé une place très importante à l'intérieur des groupes de travail depuis le début des rencontres de l'Espace Mathématique Francophone (Grenoble, Tozeur, Sherbrooke). Notre groupe de travail se situera ainsi dans ce prolongement en abordant directement une des dimensions centrales de cette formation, travaillée implicitement ou explicitement lors des rencontres précédentes : la formation mathématique des enseignants de mathématiques
Quelle que soit l'approche - connaissance mathématiques des enseignants, rapport aux mathématiques des enseignants, pratiques de formation initiale ou continue etc. - la question de la formation mathématique des enseignant est centrale et vivante. Et ce, quel que soit le point de vue adopté : recherches sur l'enseignement des mathématiques ou recherches et réflexions sur la formation, mais aussi plus largement du point d'un vue idéologique et politique.
Différentes positions sont adoptées par les différents acteurs (enseignants, formateurs, mathématiciens, didacticiens etc.) au sujet de la nature des connaissances mathématiques des enseignants et des besoins de formation. Pour stimuler et lancer les réflexions et les débats, le groupe de travail sera orienté autour de deux pôles liés l'un à l'autre et structurés autour de questions diverses.
Les connaissances mathématiques des enseignants de mathématiques
- Que veut-on dire par connaissances mathématiques des enseignants ? Fait-on référence à leurs connaissances mathématiques académiques ou à leur connaissance mathématique des concepts scolaires ? Ceci mène à la question sur les connaissances nécessaires pour un enseignant de mathématiques : à quel point un enseignant doit-il en savoir plus que ce qu'il enseigne ? Quelle est la nature de ce surplus ? Qu'est-ce que ce surplus apporte ou n'apporte pas à ces enseignants ? Est-ce que ces connaissances constituent un enjeu crucial dans ce qui se passe objectivement et spécifiquement dans les salles de classe ?
- Que connaît-on des connaissances mathématiques des enseignants de l'élémentaire ? Et du secondaire ? Quels étayages les recherches apportent-elles sur ces questions ? De récentes recherches pointent, par exemple, la présence chez les enseignants de mathématiques de connaissances spécifiques qu'ils mettent en place dans leurs pratiques quotidiennes (par exemple, le concept de Mathematics-for-Teaching initié par Ball & Bass, 2003, le pedagogical content knowledge de Shulman, 1986, ou celui de connaissances didactiques mentionné, entre autres, par Houdement & Kuzniak 1996 ou Margolinas, Coulange & Bessot, 2005), qu'en est-il de ces " connaissances mathématiques en action " ?
- Que sait-on de l'impact de ces connaissances diverses (académiques, scolaires, didactiques) sur les pratiques d'enseignement des enseignants ? Quelles relations y-a-t-il entre connaissances mathématiques et pratiques d'enseignement ? Et avec l'apprentissage des élèves ? Ces relations, si elles sont établies, sont-elles caractéristiques des diverses connaissances mathématiques ?
Les pratiques de formation en lien avec ces connaissances mathématiques
- Les modalités de formation sont très variables selon les contextes nationaux, on peut distinguer les systèmes avec des " formation successives " (formation académique suivie d'une formation " didactique ", " pédagogique " et/ou " professionnelle ") et les systèmes avec des " formations simultanées " (il existe bien sûr des systèmes intermédiaires). Quelle formation mathématique pour les futurs enseignants est pratiquée selon le contexte institutionnel ? Quelles en sont les modalités ? Et les contenus ? (Peut-on tenter des comparaisons ?) Quelles sont les contraintes fondamentales qui pèsent sur les modèles de formation actuels ?
- Quelles propositions peuvent être faites quant à la formation mathématique des enseignants ? Quelles expérimentations ? La formation aux mathématiques académiques et la formation au métier d'enseignant de mathématiques sont souvent vues comme indispensables mais opposées (le développement de l'une se faisant au détriment de l'autre). Est-il possible de dépasser cette opposition ?
- Quel rôle la formation continue peut-elle avoir dans la formation mathématique des enseignants ?
- Sur toutes ces questions, comment la distinction entre formation des enseignants de l'élémentaire et formation des enseignants du secondaire est-elle abordée.
L'intérêt scientifique des contributions sera fondamental et la nature des contributions n'est pas prescrite ou restreinte à une seule forme Ainsi, elles pourront prendre différentes formes, allant de réflexions/discussions théoriques (avec éventuellement un regard historique) à des exposés de résultats de recherches, en passant par des exemples de formation ou d'expériences pratiques. Dans le cas de rapports de recherche, les contributions devront établir clairement les fondations théoriques et méthodologiques. Dans le cas d'expériences pratiques ou d'exemples de formation, les contributions devront réserver une partie importante pour la réflexion et le retour sur ces expériences; les contributions ne peuvent pas être uniquement des descriptions d'expériences.
De plus, il est clair que les réponses aux nombreuses questions soulevées seront fortement influencées par le contexte (culture, institution, clientèle visée, etc.) à l'intérieur duquel les contributions se situent et les points sont soulevés. Dans un souci d'assurer un dialogue fécond entre les différents participants provenant de différents pays, les auteurs seront tenus de clarifier ce contexte de formation et le public visé (élémentaire/secondaire/post-secondaire, formation initiale/continue/pratique). Il sera souvent intéressant d'avoir un rapide descriptif du système de formation national.
Format des contributions et calendrier
Les contributions (times 12, simple interligne) ne devront pas dépasser 12 pages (format A4 avec marges de 2,5 cm), bibliographie et annexes comprises. Elles devront mentionner les noms et les établissements des auteurs, et proposer un résumé de moins de 500 caractères.
Elles devront enfin être envoyées, à la fois en format texte (.doc/.odt) et en format .pdf, avant le 31 août 2008, aux adresses des coordonnateurs du groupe de travail.
Les coordonnateurs du groupe de travail feront savoir avant le 15 décembre 2008 si les communications sont acceptées ou rejetées, et, dans le cas où elles sont acceptées, quelles sont les modifications demandées. Les auteurs des contributions acceptées s'engageront à envoyer leur texte définitif avant le 1er février 2009 et à participer aux travaux de ce groupe de travail lors du colloque EMF.
Adresses
Groupe de travail N°1 en PDF
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